Lyon, championne de France de la mobilité

Le think tank Les Clés de la Mobilité et Athlon, une entreprise de location longue durée, ont étudié les 75 communes les plus peuplées de France pour réaliser leur classement de la mobilité. Intitulée « Villes Françaises & Mobilité », cette étude analyse les solutions de transport proposées par les collectivités, leurs tarifs mais aussi leur impact écologique.

La première place est décernée à la ville de Lyon, le think tank décrivant l’agglomération comme « la ville française la plus attractive : c’est elle qui a accompli le plus d’efforts pour mettre à disposition de ses habitants et entreprises une offre multiple, diversifiée et accessible ». Des efforts qui se traduisent à travers un réseau de transports en commun, et des services de mobilité douce en plein développement (vélos en libre-service, autopartage, trottinettes, etc.), répondant à des enjeux environnementaux.

Parmi les mesures louées, la mise en place de navettes autonomes entre le nouveau stade de l’Olympique lyonnais à Décines-Charpieu et le tramway, mais aussi le covoiturage pour les déplacements interentreprises, facilité par la plateforme Covoiturage Grand Lyon.
 

À travers sa stratégie « Grand Lyon Métropole Intelligente », la capitale des Gaules a développé sa politique sur 4 axes : les nouvelles mobilités, les services numériques, l’énergie et les conditions de l’innovation.

Paris arrive deuxième sur le podium, se distinguant « en dépit de ses difficultés dans la gestion du trafic automobile, car la ville est un véritable laboratoire pour toutes les nouvelles solutions de mobilité. » La capitale se démarque grâce à la modernisation de son réseau de bus, prévue pour le 20 avril 2019 qui débouchera sur la création de 5 nouvelles lignes et la diminution de l’offre en doublon sur certains tronçons. Le renouvellement de la flotte des véhicules en libre-service par des acteurs comme Car2go, Free2Move ou encore Moov’in.Paris, a lui aussi pesé dans la balance.

Enfin, Rouen remporte la 3e place grâce à sa station de recharge pour véhicules hydrogènes et ses avancées en termes de véhicules autonomes, testés en grandeur nature sur un réseau de transport.

L’étude met également des chiffres sur les engagements environnementaux des communes. Ainsi, plus d’une ville sur deux (52%) limite la circulation automobile lors des pics de pollution, en interdisant la circulation de certains types de véhicules et en s’appuyant sur des systèmes comme les vignettes Crit’Air.

Concernant les voitures électriques, 38% des villes étudiées subventionnent leur achat (entre 200 et 400 euros) ; pourtant seulement 4 d’entre elles participent au financement de l’installation des bornes de recharge.Une marge de progression existe aussi pour les bus, puisque 62% des villes du panel font rouler 80% de leurs bus grâce au diesel ou à l’essence.  
 
Si ce classement 2019 met en avant les belles avancées en termes de mobilité, les différentes pistes d’amélioration, notamment sur l’empreinte écologique sont, elles aussi, à prendre en compte. L’utilisation de l’hydrogène se présente toujours comme une alternative de choix pour assainir nos déplacements, comme nous l’évoquions dans notre Radar sur le sujet.

Source : Urbanistik

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