La ville sans voiture sera-t-elle bientôt une réalité ?

La voiture est le transport favori des Français pour se déplacer. En 2019, le parc automobile en France dénombre plus de 32 millions de voitures, soit un véhicule pour deux. Au fil des années et poussée par l’exploitation des énergies fossiles, elle est devenue un élément du quotidien à tel point que pour beaucoup il est devenu impensable de s’en séparer. Et pourtant la voiture pollue, contribue fortement au réchauffement climatique, engendre une pollution sonore conséquente provoquant, à long terme, du stress et des problèmes de santé. Par conséquent de nouveaux moyens de transports vont s’imposer dans les années à venir et changer définitivement nos espaces urbains et notre façon de se déplacer.

L’heure est au changement ! En effet, selon Amal Boutayeb, Senior manager transport chez Wavestone, «70% des personnes vivront en ville en 2050 et 27 mégapoles compteront entre 10 et 20 millions d’habitants. Dans ce contexte, les modèles actuels de mobilité atteindront leurs limites : la gestion du trafic, la sécurité routière, les capacités de stationnement, l’empreinte environnementale sont des exemples de sujets qui pousseront à faire évoluer la mobilité ». Notre environnement actuel est donc en pleine mutation et nous pousse à repenser l’aménagement de nos villes sans voiture individuelle.

Péage urbain, parkings gratuits à l’extérieur, etc. 

Aujourd’hui, pour désengorger les villes des solutions existent. Pour éviter la circulation des véhicules individuels et faciliter l’approche des automobilistes au centre-ville, des parkings gratuits pendant 24h sont créés à l’entrée de nombreuses villes. Ainsi les usagers peuvent se déplacer en centre-ville uniquement à vélo, en trottinette ou à pied. C’est la solution prise par la ville pionnière, Pontevedra. Cette ville située en Espagne comptant 82 000 habitants et 0 voitures, a remarqué que le fait de se déplacer à pied, en trottinette ou à vélo, est un gain de temps considérable quand on sait que dans les grandes métropoles les risques de bouchons sont fréquents et les stationnements difficiles à trouver.

La ville de Londres quant à elle, a instauré depuis 2003 un système de péage urbain pour limiter la circulation des voitures en ville. Seules les voitures électriques sont autorisées à circuler librement à moins de payer une taxe élevée pour y être autorisé. Par ailleurs déjà plus de 15 grandes villes mondiales ont déjà interdit l’usage des voitures. Par exemple, à Oslo en Norvège, la voiture est définitivement bannie des centres-villes depuis 2019. Il s’agit de solutions possibles mais qu’en est-il des moyens de transports ? Partagé, autonome, propre et connecté, la mobilité est en pleine métamorphose. 

40% des français se disent prêts à faire du covoiturage et de l’auto-partage.

L’auto-partage en est une forme, dérivée du covoiturage, consistant à utiliser une voiture à plusieurs, grâce à des sites de partage de voiture entre particuliers.

Cela permettrait de réduire de 30 % en moyenne le nombre de véhicules de fonction ou de service d’une flotte d’entreprise

ADEME

De nombreux acteurs se sont déjà positionnés sur ce marché dans le monde entier.

L’auto-partage en est une forme, dérivée du covoiturage, consistant à utiliser une voiture à plusieurs, grâce à des sites de partage de voiture entre particuliers. Selon une étude réalisée avec l’ADEME, cela permettrait de « réduire de 30 % en moyenne le nombre de véhicules de fonction ou de service d’une flotte d’entreprise». De nombreux acteurs se sont déjà positionnés sur ce marché dans le monde entier.

L’Observatoire Européen des Mobilités estime que « 40% des français se disent prêts à faire du covoiturage et de l’autopartage ». La mairie de Paris informe qu’« une voiture ou un scooter en autopartage remplace en moyenne sept véhicules en circulation, participant ainsi à la réduction des gaz à effet de serre et des émissions de polluants». Par conséquent, en 2019 de nouveaux services apparaissent. A Paris, les rues abondent de scooters, trottinettes électriques en libre-service et de vélos en free floating (service de location sans bornes) s’inscrivant « dans le cadre de la lutte contre la pollution dans la ville et de la réduction du trafic des véhicules les plus polluants » mis en place par la municipalité.

L’industrie du transport rentre dans sa 4ème révolution 

Selon Jean-Pierre Farandou PDG de Keolis : « L’industrie du transport rentre dans sa 4ème révolution : celle de la transformation énergétique, de la voiture partagée et du transport autonome ». Intelligents et propres, les véhicules autonomes verront le jour horizon 2025 et feront partie intégrante du paysage de notre avenir. Tout comme les navettes autonomes pilotées à distance par les humains, future révolution dans le monde des transports en commun.

L’industrie du transport rentre dans sa 4ème révolution : celle de la transformation énergétique, de la voiture partagée et du transport autonome

L’offre de mobilité ne cesse d’évoluer et de se réinventer. Des alternatives émergent, on circulera peut-être en 2030 au-dessus des routes grâce à des navettes autonomes suspendues par lévitation magnétique. D’ici là, d’autres types de navettes ont vu le jour. On parle de téléphériques urbains, notamment en France, à Brest, où il est possible de se déplacer grâce à ce type de transports depuis 2018.

Depuis le 29 juillet 2019 nous vivons à crédit sur la planète. Plus que jamais la ville sans voitures doit s‘imposer dans le monde entier. Nous sommes déjà en train de vivre les premiers changements de cette nouvelle ère et une chose est sûre, d’ici 2025, ces expérimentations deviendront réalité.

Source : Wimobi

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